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RETOUR AU BLOG UNIQUE WWW.CINEMANIAC.FR



23 - 02
2010
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Les comptes rendus de festival du film asiatique de Deauville (mars) et du cinéma américain de Deauville (septembre) se feront désormais sur mon blog principal www.cinemaniac.fr


Bien que depuis l'ouverture de ce blog spécial Deauville www.cinemaniacadeauville.fr , que je ne mets à jour en fait que deux fois par an, dix jours en septembre pour le festival du cinéma américain et cinq jours en mars pour le festival du film asiatique, on ait dépassé les 320 000 visites depuis septembre 2007, j'ai pris la décision de revenir à un système plus simple, comme au début, et de tout reconcentrer sur mon blog principal www.cinemaniac.fr.

Je pense faire la même chose pour le blog spécial Cannes malgré que le festival Cannes intéresse bien évidemment un public plus large,  les articles ayant été de surcroît relayés simultanément depuis 2 ans sur la boite à blogs du www.monde.fr. Après un premier blog spécial 60° anniversaire sur Allociné, puis un blog pour les 61° et 62° éditions du festival de Cannes www.cinemaniacannes.fr (470 000 visites pour l'ensemble des festivals 2007/2008/2009), blogs mis à jours uniquement quinze jours par an, je reviendrai également sans doute au blog unique plus facile à gérer.


Les autres festivals auxquels j'assiste de façon moins régulière sont d'ailleurs traités directement sur www.cinemaniac.fr.



Mais comme j'ai remarqué que ces blogs spéciaux sont lus, à petits pas, tout au long de l'année, je laisse tout en ligne comme archives... 

@bientôt sur www.cinemaniac.fr pour suivre le 12° festival du film asiatique de Deauville du 10 au 14 mars 2010!

(le 23/02/2010)

........................................
INFOS

Les articles sur le 12° festival du fim asiatique de Deauville sont consultables ici!

Le 36° festival du cinéma américain de Deauville aura lieu du 3 au 12 septembre 2010 : les premiers articles ici!


  

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Palmarès du 35° festival de Deauville : "The Messenger" double prix!

J10, dimanche 13 septembre 2009



13 - 09
2009
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Cari Joji Fukunaga prix du jury pour "Sin nombre" et JP jeunet, président du jury compétition

Impossible de prendre des photos du lauréat de cette 35° édition du festival du cinéma américain de Deauville, il était absent... Oren Moverman a pourtant obtenu le doublé pour son premier film "The Messenger"  : le prix de la critique internationale et le Grand prix, réconciliant ainsi la critique et le jury palmarès. Idem pour Lynn Shelton obtenant le prix du jury pour "Humpday" qui n'avait pas pu revenir sur les Planches. En revanche, Prix du jury ex-aequo avec "Sin nombre", le réalisateur Cari Joji Fukunaga était présent (photo).


photo du film "The Messenger"


Deux films présentés à Cannes cette année sont au palmarès : "Precious" de Lee Daniels dont on pensait pour beaucoup qu'il obtiendrait le grand prix et "Humpday" de Lynn Shelton, présentés respectivement à la section Un Certain regard et à la Quinzaine des réalisateurs. En contre partie, "The Messenger"et "Sin nombre" sont des premiers films révélés par Deauville , si "Sin nombre" est distribué par Diaphana (le film sort le 21 octobre),
le doublement récompensé "The Messenger" n'a pas encore de distributeur en France.

Pour ma part, je préférais "Precious", bouleversante chronique d'une ado de 16 ans à l'enfance et l'adolescence traumatique qui va trouver néanmoins le chemin de la résilience. "Sin nombre", récit de la collision entre l'exode d'un train d'émigrés en Amérique du sud et les gangs salvadoriens (Maras) du Mexique prenant le visage d'une histoire d'amour entre une jeune fille espérant arriver aux USA  et le banni d'une Mara en cavale, était sans doute le film le plus novateur qui correspondait à la mission du jury révélation qui lui a préféré "Humpday" (le film sort ce mercredi 16 septembre). Très provovateur et in fine subtil et plus complexe qu'il n'y paraît "Humpday", comédie où deux amis décident de coucher ensemble sous l'oeil de la caméra pour créer un événement artistique au festival porno amateur Hump, a néanmoins une mise en scène classique néo-théâtrale. Enfin, on ne pourra trouver aucun défaut à "The Messenger" racontant le retour d'un officier d'Irak qu'on affecte à une mission un peu particulière pour finir son service dans l'armée : aller prévenir les familles des décès des soldats tombés sur le front sauf... qu'en évitant tout pathos, on reste un peu extérieur à une réalisation brillante avec un récit factuel un peu plat.

PS. Les critiques de ces films seront en ligne cette semaine sur www.cinemaniac.fr . On peut déjà lire mes notes sur "Precious", "Sin nombre" et "Humpday"


    
sortie 10 mars 2010/sortie 21 octobre 2009/sortie 16 septembre 2009



Grand Prix et Prix de la critique internationale : "The Messenger" de Oren Moverman

Prix du jury ex-aequo : "Precious" de Lee Daniels et "Sin nombre" de Cari Joji Fukunaga

Prix de la révélation : "Humpday" de Lynn Shelton


     
les deux jurys/le jury compétition et lauréat : JP Jeunet, Sandrine Kimberlain, Patrice Leconte, Cari Joji Fukunaga, Hiam Abbas, Dany Boon, Emilie Dequenne


 
jury compétition : Hiam Abbas, Dany Boon, Emilie Dequenne, JL Dabadie, Géraldine Pailhas, Deborah François/ JL Dabadie, Géraldine Pailhas, Dany Boon, Sandrine Kimberalain, Emilie Dequenne, Deborah François, Hiam Abbas


         
jury révélation : Maïwenn/Raphaël, Nicolas Fargues, Louise Monot, Aïssa Maïga, Romane Bohringer

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Harrison Ford dévasté par l"émotion + "The Proposal", Yes à "Black dynamite"

J9, samedi 12 septembre 2009



12 - 09
2009
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L'événement de la journée, c'était l'hommage à l'invité d'honneur du festival, Harrison Ford, qui n'avait aucune actualité cinématographique à défendre mais de solides affinités avec le festival de Deauville qu'il a souvent fréquenté depuis sa création. Ce matin, je n'ai pas eu le courage de me lever pour sa conférence de presse, manque de motivation, manque de sommeil... Pour l'hommage de ce soir, les invit étaient, pour la première fois de cette 35° édition, difficiles à dégoter, ça s'est arrangé au dernier moment. Depuis 20h, les fans attendaient Harrison Ford devant l'hôtel Royal pour son départ en limousine vers le CID, espérant un autographe, une photo, il est sorti par l'arrière du bâtiment... Traversant la salle de 1200 places depuis son sommet, une arrivée de rock star, l'acteur craque sur scène, le visage dévasté par l"émotion et n'y fait pas de vieux os, repartant rapidement en coulisses.

Auparavant, je fais une halte au lounge Orange où j'ai le plaisir de rencontrer "en vrai" Bridget, ma consoeur du blog "Les Nouveaux cinéphiles" que je connaissais virtuellement depuis près de trois ans... qui devise avec Sandra de "In The Mood for cinéma", Melissa du blog "Une Dernière séance?" repartie aujourd'hui, le versant féminin des blogs ciné a donc été dignement représenté à Deauville avec quatre cinéblogueuses et tout de même... deux cinéblogueurs au masculin, Jonathan de "Tadah! blog"  le WE dernier et Benoit de "Laterna Magica" ce WE-ci. Auparavant, une marche au grand air les pieds dans l'eau et une chaise-longue providentielle m'ayant engluée sur la plage une bonne partie de l'après-midi pour le probable dernier jour de l'été, je tente mollement un  come-back vers le CID pour "Black dynamite", quelle bonne pêche! Parodie des films de Blackexploitation (qui ont largement inspiré Tarentino), c'est jubilatoire, je passe un des meilleurs moments du festival! Pour commencer, le réalisateur Scott Sanders a préparé un mime d'un trailer de Black dynamite plagié de ceux de l"époque, désopilant...

Après la rapide prestation d'Harrison Ford, la pimpante réalisatrice Anne Fletcher présente "The Proposal", une comédie romantique calibrée, formatée,
un pur produit de consommation ciné plus qu'un film mais pas désagréable à regarder malgré la présence (encore!) de l'infatiguable Sandra Bullock, l'actrice Hollywoodienne  caricaturale, anti-naturelle, ultra-mince, musclée, hâlée, pas la moindre ride sur le visage figé, les dents blanchies alignées au cordeau, la physionomie statique d'une statue, que lui trouve-t-on, mystère... L'acteur Ryan Reynolds qui lui donne la réplique (dans le rôle du secrétaire d'une éditrice tyrannique  le forçant à l'épouser pour éviter l'expulsion) y est pour beaucoup pour sauver ce film et le craquant petit chien blanc aussi...


      
                                                                                Michael Jai White et Scott Sanders, acteur et réalisateur "Black dynamite" / sortie 13 janvier 2010
 


 
Harrison Ford et le délégué général du festival de Deauville (Lionel Chouchan)

  


                                 
Anne Fletcher, la réalisatrice de "The Proposal"                                    sortie 23 septembre 2009

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"Precious" en compétition ovationné, Hommage à Andy Garcia et "City island"

J8, vendredi 11 septembre 2009



11 - 09
2009
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Jean-Loup Dabadie, Elsa Zylberstein, Andy Garcia au CID
 
Journée paresseuse, les derniers moments d'été, le matin, Harrison Ford arrive avec sa compagne Calista Flockhart, escorté par la police locale, les fans l'appelent, il hésite et va signer quelques autographes à l'entrée du parking de l'hôtel Royal mais son jour J est demain samedi. Arrivé la veille avec sa fille comédienne, Andy Garcia est allé aussitôt se promener à Honfleur ; en retard, lui aussi, aujourd'hui pour sa conférence de presse avec Raymond de Felitta, le réalisateur du film "City island" projeté le soir, et sa fille Dominik Garcia-Lorido qui y joue le rôle de sa fille. Une comédie vaudevillesque qui ressemble plus à du théâtre de boulevard filmé qu'à une oeuvre de cinéma. Exit le séducteur des années 80, Andy Garcia, qui semble en symbiose avec son réalisateur comme s'il avait fait lui-même le film, verse dans la comédie familiale, le comique de situation, donnant de sa personne pour faire le clown et ça a plu aux festivaliers du CID.

  
Andy Garcia et sa fille Dominik Garcia-Lorido   /   sortie 20 janvier 2010

   

Pour l'hommage à Andy Garcia, outre Jean-loup Dabadie qui est au jury, on a invité Elsa Zylberstein, sa partenaire dans "Modigliani", l'actrice  longiligne en plate robe blanche, extensions de cheveux et drôles de joues rebondies, se lance dans un monologue long et sophistiqué à l'adresse d'Andy Garcia, la salle s'ennuie, elle s'en excuse. Andy Garcia est si ému qu'il peine à trouver ses mots, on sent qu'il lui faudrait pouvoir utiliser sa langue d'origine l'espagnol, il tamponne ses paupières avec un mouchoir, on se souvient de sa réponse l'après-midi à la conférence de presse quand une question a porté sur ses débuts, il a répondu l'exil cubain, la consolation par l'art, les années de galère à ne pas être payé pour jouer. Aujourd'hui, il a réalisé beaucoup de ses rêves mais il insiste qu'il en possède encore en réserve.

    
Elsa Zylberstein et Andy Garcia, l'équipe du film "City island", Dominil Garcia-Lorido, Andy Garcia, Raymond de Felitta
 

Côté compétition, le jury a participé à une standing ovation cet après-midi pour un film déjà présenté à Cannes dans la section Un Certain regard qui semble faire l'unanimité : le bouleversant "Precious" de Lee Daniels, bien parti pour obtenir le grand Prix à Deauville. Lire la critique du film...


En fin d'après-midi, on avait mis le paquet pour réanimer le lounge Orange sur la pelouse devant l'hôtel Royal en invitant Emma de Caunes à venir mixer, Dany Boon (vraie star de ce 35° festival) et son épouse à faire un coucou, un peu toute presse sur place, une somité du CNC, etc... Opération réussie, l'heure du champagne aidant, c'était comble. L'occasion de  poser pour la  photo des cinéblogueurs/euses présents à Deauville included notre confrère Laterna Magica venu pour le WE.
   
  
3 cinéblogueuses à Deauville... 
CinéManiaC, In The Mood for cinéma, Une Dernière séance? 



3 cinéblogueuses + 1 cinéblogueur : Laterna Magica
(Melissa, Camille, Benoit, Sandra)
 



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"Sin nombre" : premier coup de coeur Deauvillais et "The Privates lives of Pippa Lee" suite à l'hommage à Robin Wright-Penn

J7, jeudi 10 septembre 2009



10 - 09
2009
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Rebecca Miller et Robin Wright-Penn au CID
 
Coup de coeur, enfin, pour le film en compétition cet après-midi "Sin nombre" de Cary Joji Fukunaga. Un film dur et assez violent sur la rencontre entre un jeune homme faisant partie d'une Mara (gang) au Mexique et une jeune fille suivant sa famille dans un épuisant exode du Honduras vers les Etats-Unis. Condamné à mort par la Mara 13 Salvatrucha auquel il appartenait parce qu'il a vengé la mort de sa fiancée, Casper fuit et croise le chemin du train d'immigrés de Sayra. Ensemble, les deux jeune gens vont faire des projets. Même si ce n'est qu'en partie le sujet, on ne peut s'empêcher de penser au documentaire "La Vida loca" sur la Mara 18  au Salvador et la lutte à mort entre les gangs,  réalisé Christian Poveda qui vient d'être assassiné sur place à moins d'un mois de la sortie du film (30 septembre).



sortie 21 octobre 2009

Un film pour lequel il a fallu quitter prématurément la conférence de presse de Rebecca Miller et Robin Wright-Penn qui avaient pas moins de 40 minutes de retard sur l'horaire! Venues présenter "The Private lives of Pippa Lee", les deux femmes ont eu le plus grand mal à décocher un sourire, la mine renfrognée, comme forcées d'être là. Le soir au CID, ça s'était arrangé, après tout de même 30 minutes de retard, recoiffées et habillées de frais, Rebecca Miller et Robin Wright-Penn, auquel le festival rendait hommage ce soir, s'étaient un peu déridé, l'actrice de "Forrest Gump" étant reçue sur scène par Claude Lellouch.
 
  
Robin Wright-Penn et Rebecca Miller lors de la conférence de presse de "The Private lives of Pippa Lee"

 

     
 
Quant au film "The Private lives of Pippa Lee", rien de bien neuf dans cette chronique personnelle mais pas autobiographique (comme l'a dit la réalisatrice cet après-midi) racontant les affres d'une femme à la fois mère de famille, épouse et tout le reste auquel elle a renoncé à regrets. Une femme trop parfaite qui a dissimulé son enfance traumatique et son passé dissolu, se rachetant en étant la meilleure épouse possible d'un homme beaucoup plus âgé qu'elle. Chronique également sur le couple envisagé comme une douloureuse construction. Alternant présent et souvenirs du passé jusqu'à ce que les deux époques se rejoignent, hormis le personnage central de Pippa Lee filmé de manière intimiste, le reste est traité de façon très stylisée, parfois caricaturée (le mari couchant avec la meilleure amie ridiculisée, l'ancienne épouse se tirant une balle dans la bouche lors d'un déjeuner, le fils de la voisine recruté illico comme nouveau mec, la compagne gay de la tante faisant des photos érotiques avec la nièce, etc...) Avec un casting brillant de petits rôles : Julianne Moore, Winona Ryder, Keenu Reeves, Monica Bellucci. Un film de la fille d'Arthur Miller tiré d'un roman de Rebecca Miller elle-même.


  
"Les Vies privées de Pippa Lee" (photo Bac Films)           sortie 11 novembre 2009
 
 
  
Rebecca Miller et Robin Wright-Penn au CID
 

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Soderbergh day sans Matt Damon ("The Informant"), "The Messenger" et "The Killing room" en compétition

J6, mercredi 9 septembre 2009



09 - 09
2009
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 Steven Soderbergh et le scénariste Scott Z. Burns (ils collaborent ensemble depuis 20 ans)

Enfin une star! Steven Soderbergh à Deauville mercredi venu présenter son dernier film "The Informant" avec et sans Matt Damon. Pendant la conférence de presse, un des producteurs sentant bien la déception de la démission de Jason Bourne à Deauville tandis qu'il est attendu à Venise pour le même film se croit obligé d'expliquer qu'il a préféré la rentrée des classes de sa petite fille, que c'est un type bien et même un type mieux de privilégier sa famille, l'assistance reste de marbre... Beaucoup de questions vont d'ailleurs porter sur les absents, la prise de poids (15kgs) de Matt Damon pour le rôle et la figure de George Clooney coproducteur du film avec Soderbergh dans une société de prod aujourd'hui dissoute dont c'est le dernier film. Soderbergh a dit une chose intéressante : pour lui, le sujet détermine la forme que prendra son film, ici, il ne voyait qu'une comédie comme possibilité. Une comédie énumératrice assez fastidieuse (genre "il était une fois...) sur le parcours d'un escroc qui semble avoir fasciné le réalisateur mais qui ne risque pas de captiver le spectateur, le surpoids et la perruque de Matt Damon visant à ce qu'il ressemble à "monsieur tout le monde" (dixit le réalisateur) n'y suffisant pas.


        

  

sortie 30 septembre 2009
 
  Steven Soderbergh à la conférence de presse de "The Informant"

  
L'équipe du film de "The Informant" au CID, les deux producteurs, le scénariste Scott Z. Burns et Steven Soderbergh
 
Compétition : le matin "The Messenger" d'Oren Moverman : au retour d'Irak, un soldat est muté dans un service chargé de prévenir les familles des soldats tombés au combat.  En début d'après-midi, sixième film en compétition : le glauque et claustrophobique "The Killing room" de Jonathan Liebesman éclairé par Chloë Sevigny, un film qui fait d'autant plus penser à un épisode d'une série TV étiré sur deux heures que le rôle du sadique Docteur Philips est tenu par un des prisonniers de "Prison break" saison 1 (Peter Stormare). Quatre cobayes sont les sujets d'une expérimentation sur les limites de l'endurance psychologique, enfermés dans cette killing room, tandis qu'une jeune médecin est testée par le médecin en chef sur ses capacités et à analyser et à supporter d'observer l'expérience. Partant du principe de "L'Art de la guerre" de combattre l'ennemi avec ses propres armes, ce projet politique post 11 septembre classé top secret consiste à former malgré eux des soldats américains kamikazes.


"The Killing room"
   
En passant hier soir boire une coupe de champagne à l'espace Orange, sponsor du festival, installé sur la pelouse de l'hôtel Royal, je mesure combien cette édition 2009 est calme,  un décor sans figurants, les hôtesses pas bousculées, c'est le moins qu'on puisse dire,  quand on pense qu'on se plaignait déjà l'année dernière avec Viggo Mortensen et Kevin Spacey sur place... Devisant avec deux copines photographes, on parle de... Venise. Au fond, moi, ça m'arrange, j'ai une impression de vacances, plus préoccupée de la météo que du programme, je guette les embellies du ciel pour aller sur la plage, jamais je n'ai autant fréquenté "Le Bar du soleil" bordant l'allée de parasols... Il semble que nous soyons surtout des blogs au féminin cette année à Deauville avec "In The Mood for Deauville" et "Une Dernière séance?", on en profite pour faire des mini-débrief sur les films, peu de coups de coeur communs à l'horizon depuis l'ouverture, hormis "Humpday" présenté aussi cette année à Cannes à la Quinzaine des réalisateurs. Hors compétition, il semble que je sois la seule à avoir bien aimé "Me and Orson Welles". La présence de Dany Boon au jury est une bénédiction pour le public qui l'adore, l'ovationne dès qu'il entre dans la salle (ici en photo devant son rang du jury au CID).


Dany Boon au CID lors de la présentation de "The Informant"

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"Shrink" et "Humpday" en compétition, détente avec "Ultimate game" thriller SF

J5, mardi 8 septembre 2009



08 - 09
2009
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Les maillots de bains sont sortis des placards où on les avait rangés, la plage de Deauville sous un soleil radieux, les terrasses des Planches en lunettes noires, il fallait se faire violence pour s'extirper de sous son parasol bicolore afin de s'enfermer dans le sous-sol pourtant cossu du CID où les vigiles ne se lassent pas de vous faire refaire inlassablement tout le tour du bâtiment quand on se trouve à moins d'un mètre de l'escalier, histoire d'appliquer "le" règlement...



sortie 9 octobre 2009      

Premier film ce matin et troisième de la compétition, "Shrink" de Jonas Pate avec Kevin Spacey, Robin Williams, une douzaine de petites histoires s'entremêlant pour faire l'histoire d'un psy en deuil qui va presque plus mal que ses patients dans un Hollywood blasé, névrosé... Quatrième film en compétition qui pourrait bien sortir son épingle du jeu du palmarès, "Humpday" de Lynn Shelton, déjà présenté à Cannes à la Quinzaine des réalisateurs (sortie en salles le 16 septembre). Quelle part d'homosexualité possède tout hérérosexuel? C'est un peu le sujet de cette comédie déjantée, caustique, apparemment subversive, bien plus subtile qu'il n'y paraît à première vue, première écoute...


"Humpday" de Lynn Shelton


sortie 16 septembre 2009

Trompeur, ce film qui devient de plus en plus complexe et subtil pour finir sur tous les possibles... Marié à Anna, Ben est casé, rangé, menant une vie paisible, presque pépère, un coup de sonnette à deux heures du matin va le réveiller à tous les sens du terme. C'est son ami Andrew, parasite se la jouant sur la route de Kerouac, qui débarque de Mexico pour s'installer chez eux. Le lendemain, Andrew a sympathisé avec un groupe aux moeurs libérées dans son genre, il y entraîne Ben qui ne se fait pas prier. Les invités ivres ou défoncés, le sujet de conversation tournant autour du festival porno annuel Hump, Andrew a alors l'idée d'un geste artistique : deux hétéros filmés couchant ensemble, en deux mots, lui et Ben, les deux larrons semblent d'accord. Au réveil, la gueule de bois va  mettre un bémol à l'accord en question... Comment l'annoncer à Anna, l'épouse de Ben?

D'un côté, le film monte en intensité dramatique, ces deux hétéros affichés vont-il oser? De l'autre, au fur et à mesure que les raisons s'accumulent pour renoncer à l'entreprise, les marques ambigues se multiplient comme cette étreinte au sol en jouant au basket. D'ailleurs, dès la première phrase d'Andrew, les dés sont jetés : en sonnant à deux heures du matin, le copain prodigue dit pour blaguer que c'est la police pour une affaire de sodomie datant des années 90... Plus tard, Ben se souvient d'une attirance pour un homme tenant un vidéoclub quand il était étudiant. Andrew, lui, serait plutôt gêné de n'avoir pas osé faire toutes les expériences. Le sourire de Ben pour Andrew n'existe pas dans les scènes avec sa femme Anna où il est un autre homme. Ce qui ferait craquer Ben, et Andrew l'a bien compris, en joue, c'est que son ami le considère comme un notable quand ces retrouvailles lui rappellent leur vie dissolue d'autrefois, leur jeunesse.

Là où le film est fin c'est qu'il sépare subrepticement les paroles et les actes, les joutes oratoires de Ben et Andrew ne traduisent pas ce qu'ils ressentent et ce qu'ils nient et même disent souvent le contraire. Emballés par cette idée de performance, les détails pratiques seuls semblent poser problème aux deux amis d'enfance,  la seule dimension à laquelle aucun des deux ne fait jamais allusion, c'est qu'ils pourraient être réellement attirés l'un par l'autre, on aborderait alors l'inavouable, le vrai tabou à transgresser ne serait donc non pas de coucher ensemble mais d'en avoir envie, d'y avoir pensé autrement que pour le challenge provocateur du festival Hump... Existerait-il toujours une homosexualité latente dans les relations amicales masculines (pour conserver cet exemple)? Jusqu'à quel point a-t-on intérêt pour son équilibre personnel à assouvir toutes ses pulsions? Inversement, jusqu'à quelle limite doit-on accepter la frustration? Habile, le film pose plus de questions aux spectateurs qu'il ne répond à celles des protagonistes. Les acteurs sont justes malgré, seule réserve, la dimension théâtrale de la mise en scène, la multiplication des tête à tête bavards, surtout dans la seconde partie du film. Bien parti pour le palmarès de dimanche!


"Ultimate Game" de Mark Neveldine et Brian Taylor


sortie mercredi 9 septembre 2009

Tandis que vibrait un hommage du CID ce soir aux producteurs ZAZ (
David Zucker, Jim Abrahams et Jerry Zucker), j'ai déserté pour aller voir "Ultimate game", une sorte de jeu vidéo géant, thriller SF accentuant le trait d'une réalité déjà contemporaine, l'irruption du virtuel dans les relations humaines et le lavage de cerveau modernisé, ici, l'introduction d'une puce dans le cortex cérébral d'un être humain, téléguidé ensuite par un joueur inconnu depuis son home sweet home et sa console de jeu qui agit alors directement sur la volonté du trépané.

L'objectif étant de fabriquer des personnages vivants de jeux vidéo comme "Slayers", crée par un certain Castle, sorte de Bill Gates perverti, un jeu consistant à faire s'entretuer des prisonniers, chacun guidé à distance par un joueur, avec pour eux le mirage d'être libéré après 30 combats gagnés. Derrière "Slayers", la politique, ce jeu diffusé dans les villes du monde entier servant des gouvernements qui ne savent plus comment gérer la surpopulation des prisons. Autre jeu qui a fait la fortune de Castle, vieil ado surdoué et mégalo vivant réclus dans un monde virtuel, "Society" où la même recette est appliquée à des fins de luxure et d'agressions sexuelles.

Le héros des gladiateurs téléguidés est un certain Kable (Gerard Butler), prisonnier condamné à mort, rescapé des combats grâce à un ado de 16 ans qui le pilote, animé par le désir de retrouver sa femme Angie (Amber Valletta), hôtesse du jeu "Society", et sa petite fille. Pendant qu'un contre-pouvoir se développe avec le groupe rebelle les "Humanz" pour stopper la dictature de Castle, Gina Parker Smith (Kyra Sedgwick), journaliste star d'une grande chaîne télé, doit choisir son camp, tiraillée entre son obsession du scoop et sa sympathie pour Kable devenu un héros mondial... (un peu le même personnage qu'Eva Mendes dans "Live!")

Ce serait un euphémisme de dire que c'est rythmé, le montage zapping ultra-syncopé, les gunfights occupant les trois quart du film, les acteurs se déplaçant mécaniquement comme des personnages de jeu vidéo, la musique rock à fond, etc... Ce n'est pas très neuf comme idée même si c'est novateur dans la forme (déjà un film français des années 80 "Le Prix du danger" (1983) d'Yves Boisset avec Gérard Lanvin et MF Pisier racontait quasiment la même chose) mais ça détend, ça défoule de tout ce 35° festival USDeauville excessivement sentimental.

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Lundi lacrymal avec "Personnal effects" et "Like Dandelion dust" + départ compétition "Cold souls" et "Harrison Montgomery"

J4, lundi 7 septembre 2009



07 - 09
2009
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  Mira Sorvino et Jonn Gun présentent "Like Dandelion dust" au CID le soir
 
La compétition à débuté ce matin avec "Cold souls" de Sophie Barthes, un film sur le traffic d'âmes avec Paul Giamatti... Second film en compétition cet après-midi "Harrison Montgomery" de Daniel Divila, une oeuvre avec des potentialités et un ton mais incapable de faire simple, partant un peu dans toutes les directions, oubliant Harrison en route, ponctué d'inserts dessinés pour raconter les biographies des uns et des autres, avec un pic de violence par ci, un effet fantastique par là, le facteur fédérateur étant l'immeuble commun où évoluent les personnages.

      
"Colds souls" et "Harrison Montgomery"                                                 sortie le 5 mai 2010

 
Nicolas Fargues, Aïssa Maïga, Louise Monot, Romane Bohringer, Maïwenn et Raphaël

Vers 13h, je me hasarde à participer au photocall du jury révélation avec Maïwenn pour présidente, le chanteur Raphaël, Romane Bohringer, Aïssa Maïga, Louise Monot et l'écrivain Nicolas Fargues, dix minutes maxi, le match est plié, puis, après un crochet sur les Planches, je tente le photocall du jury compétition, là, ce n'est pas la même limonade, cette scéance est réservé aux badges jaunes photographes, pourtant, il n'y a pas foule et on y laisse entrer certains badges roses presse comme le mien mais on m'explique ensuite grosso modo qu'il y a un rose, deux mesures...

       


     
  
Maïwenn, Raphaël



Le pélerinage eighties, qui semble être le thème de cette 35° édition du festival (hommages à Harisson Ford, Andy Garcia plus tard dans la semaine), se poursuit en fin d'après-midi avec le retour de Michele Pfeiffer sur l'écran dans le même genre de rôle que "Chéri" où elle revenue cet hiver, la femme mature et le jeune homme de l'âge de son fils, avec la projection de "Personnal effects" de David Hollander. Une veuve quadragénaire dont le mari a été tué par un copain de beuverie et un grand dadais sportif de 24 ans dont la soeur jumelle a été retrouvée morte, tabassée, violentée, se retrouvent dans un groupe de psychothérapie ou au palais de justice. A la mi-temps, ils couchent enfin ensemble (1h d'attente sur 2h) et le jeune homme (Ashton Kutcher), outre le rôle d'amant, assure aussi celui de coach du fils sourd-muet de la veuve pas joyeuse. Navet tire-larmes hanté par la physionomie de madonne livide de Michele Pfeiffer, très amincie, le visage plus lisse qu'à 20 ans, les dialogues plus plats qu'une plaine, ça va être difficile de trouver pire...

     

Mira Sorvino, Jonn Gun et l'équipe du film "Like Dandelion dust"

Soirée mélo lacrymal au superlatif trouvant son point d'orgue avec l'avant-première du soir au CID : "Like Dandelion dust" de Jonn Gun, un film très applaudi sur le drame de l'adoption interrompue avec Mira Sorvino, splendide sur le tapis rouge en robe noire à dramatic décolleté qui n'aura pas échappé aux photographes... Le réalisateur venu présenter le film a souhaité avec humour que le public pleure et ce fut chose faite pour beaucoup, ça augure le succès en salles.
   
 
        
Pause récurrente au "Bar du soleil"

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"Me and Orson Welles", "Taking Woodstock", "500 Jours ensemble" : l'été retrouvé à la veille de la compétition

J3, dimanche 6 septembre 2009



06 - 09
2009
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Richard Linklater et Christian Mc Kay arrivant au CID
 
Journée quasiment off, l'été de retour à Deauville après cet semaine d'hiver indien, ayant déjà vu les deux avant-premières de l'après-midi, "Taking Woodstock" d'Ang Lee en compétition à Cannes cette année, racontant l'avant-concert de Woodstock, et "500 Jours ensemble", bluette sentimentale tendance avec un couple de jeunes acteurs ayant le vent en poupe : Zooey Deschanel et Joseph Lewitt-Gordon dont aucun des deux ne s'était déplacé. Restait l'avant-première de ce soir "Me and Orson Welles" de Richard Linklater avec Zac Efron, Claire Danes et Christian Mc Kay dont c'est le premier rôle au cinéma et pas le moindre puisqu'il interprète Orson Welles. Pour présenter le film, le réalisateur et son acteur Christian Mac Kay avaient fait le voyage à Deauville.

Séance démarrant très tardivement la faute à la présentation des deux jurys au grand complet. Le sport festivalier deauvillais 2009 consistant à conspuer le malheureux et maladroit présentateur du tapis rouge, certaines actrices du jury ne se sont pas privé d'en rajouter, comme Deborah François ou Géraldine Pailhas, heureusement, Dany Boon, dont on mesure ici l'immense popularité, et on se dit qu'elle est justifiée, le défend comme il peut en plaisantant, quelle  misère que cet acharnement contre un professionnel, sans doute mal choisi mais tentant de faire de son mieux et faisant de mal en pis au fil des jours car totalement déstabilisé d'être devenu la tête de turc de cette 35° édition.


"Me and Orson Welles" de Richard Linklater

date de sortie?


New-York, 1937, Richard Samuels, lycéen de son état, se fait engager au culot par Orson Welles qui est en train de répéter au théâtre Mercury une adaptation de "Jules César" de Shakespeare transposée sous la dictature fasciste, le petit rôle du serviteur de Brutus (qu'interprète Welles dans la pièce) venant d'être viré, le jeune homme le remplace au pied levé. Education sentimentale et théâtrale d'un débutant naïf et ambitieux qui va mettre un pied dans ses rêves mais aussi découvrir le dessous des cartes du milieu artistique avec ses lâchetés, sa fragilité, son égocentrisme. Confronté à la part d'ombre  du génie, un personnage peu sympathique, mégalo et injuste, qui tyrannise et exploite son entourage, attiré par Sonja, l'ambitieuse et carriériste assistante de Welles, Richard va marcher sur les plates-bandes du tyran et en faire les frais.


Jolie surprise que ce film sympa et rafraîchissant sur les mécanismes de la création, les rêves et les ambitions du microcosme théâtral dans le Broadway off  de la fin des années 30 où David O' Selznick s'apprête à adapter "Autant en emporte le vent" au cinéma, où Orson Welles pense à "La Splendeur des Amberson". Orson Welles, génie autoritaire et survolté, sauvé par sa vision de l'art, qu'on retrouve allant enregistrer ses émissions de radio en ambulance pour gagner du temps, épuise sa troupe pour monter son "Jules Caesar" dans une version moderne qui devrait le faire passer à la postérité. Les fans de Zac Efron vont encore craquer... 


       
sortie 23 septembre 2009/sortie 30 septembre 2009


Demain lundi top départ de la compétition avec deux films par jour durant la semaine aux séances du CID de 11h et 15h. Ces films seront projetés à nouveau aux cinémas de Casino et le Morny du vendredi au dimanche.


   
Christian Mc Kay et Richard Linklater  présentant "Me and Orson Welles" au CID



   
Maïwenn (robe Marie Stuart), Louise Monot, Romane Bohringer///Sandrine Kimberlain///Aïssa Maïga, Romane Bohringer, Emilie Dequenne (en bas)

 

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Journée Meryl Streep "Julie&Julia", Aldrich "The Grissom gang" ("Pas d'orchidées pour Miss Blandish") et doc "Boy interrupted"

J2, samedi 5 septembre 2009



05 - 09
2009
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Enfin la météo s'améliore, le samedi ayant également amené un lot conséquent de parisiens, Deauville s'anime, ce sera sans doute le seul WE où les hôtels afficheront complet, le seul WE qui verra passer des stars américaines patentées, après Eric Bana hier en ouverture et ce matin en conférence de presse pour "Hors du temps", Meryl Streep ovationnée ce soir au CID en venant présenter "Julie&Julia" avec l'équipe du film. Vers 14h30, la conférence de presse de Meryl Streep avait attiré la foule, en compagnie de la réalisatrice Nora Ephron et des deux acteurs du film, Stanley Tucci et Chris Messina, les questions n'ont porté que sur la cuisine, le film aussi d'ailleurs, ça tombe bien, étonnant combien il y avait peu à dire qu'énumérer son plat préféré, dire sa passion de manger... Si la semaine prochaine verra défiler Andy Garcia, Robin Wright-Penn et Harrison Ford, on est davantage dans l'hommage aux stars des années 80 que dans la relève des années 2000, d'ailleurs, la mode tente un revival eighties cette année...

   

 

 

Une journée devenue soudain ensoleillée et pavée de stops dans les bars, les terrasses, parfois en compagnie de confrères blogueurs (Tadah! Blog, In the Mood for Deauville, Une Dernière séance?), terrasses du festival, "Bar du soleil", bar du Royal, etc... Démarrant par un film rare de Robert Aldrich "The Grissom gang" ("Pas d'orchidées pour Miss Blandish", 1970), un polar noir en couleur légérement horrifique, une histoire d'amour entâchée du tabou social entre kidnappée et kidnappeur, un second degré vaguement parodique, beaucoup de niveaux de lectures pour ce grand moment de cinéma, le meilleur depuis mon arrivée. Après la conférence de presse de Meryl Streep, je me laisse tenter par un doc de l'Oncle Sam "Boy interrupted", le récit d'une histoire vraie, le suicide du fils de la réalisatrice qui vient sobrement présenter le film au cinéma du casino, un ado de 15 ans souffrant depuis l'enfance de troubles bipolaires à tendance dépressive marquée, ses deux parents réalisateurs possédant beaucoup de films et photos à tous les âges de sa courte vie. Dur, flippant, la tendance naturelle des parents désemparés à rationaliser un comportement échappant à une logique immédiate, le psy en rajoutant dans la confusion, on mesure la solitude de l'incompris que tout l'amour de l'entourage ne rassure pas, qu'une lucidité exacerbée sur l'inconvénient d'être né pousse à quitter ce monde.
 
 
   

"Boy interrupted"
 
  
Stanley Tucci, Nora Ephron et Meryl Streep présentent "Julie&Julia" au CID


          sortie 16 septembre 2009
 
Soirée cuisine donc, "Julie&Julia", deux histoires en parallèles, deux époques, deux manières de publier, une sorte de Jean-Pierre Coffe au féminin des années 50 ayant édité un célèbre livre de cuisine pour réduquer la ménagère américaine du cauchemar climatisé à ne plus ouvrir des boites de conserve mais à mitonner un Boeuf bourguignon, une jeune femme des années 2000 tenant un blog cuisine en hommage à la précédente dont les lumières vont éclairer sa vie. Film US à gros budget, bien construit, sage, formaté, focalisé sur le personnage interprété par Meryl Streep qui concocte un rôle de composition très extraverti où on croirait entendre... Jacqueline Maillan, la diction, le placement de voix, les accélérations de débit, les petis rires étouffés, c'est assez hallucinant en anglais, un hommage à cette grande actrice de théâtre disparue, parfois épouse de Louis de Funès au cinéma ("Pouic-Pouic"), voire de Michel Galabru avec la troupe du Splendid ("Papy fait de la résistance"), en plus de l'hommage à la cuisine française...

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